Les évenements de la Kabylie

Cher/es ami/es,azul,

A l' occasion du 21-iéme anniversaire du Tafsut n Imazighen (printemps amazigh),on vous envoie des informations de presse qui vous seront d' interet en ce qui conserne les évenements de la Kabylie,toujours chauds aprés l' assassinat injustifié d' un jeune lycéen de Béni Douala de la part de la gendarmerie algérienne.

Ainsi vous pouvez consulter a travers internet toute cette actualité, en vous proposant de visiter les sites suivants:

www.liberte-algerie.com www.elwatan.com

et apres,cliquez sur les archives pour voir les éditions du 19,21,22 et 23 avril (ou sinon vous pouvez cliquez directement sur

www.elwatan.com/journal/html/2001/04/21/sup_html.htm www.elwatan.com/journal/html/2001/04/19/sup_html.htm

www.liberte-algerie.com/avril2001/23/actualite.htm

www.liberte-algerie.com/avril2001/22/actualite.htm

www.liberte-algerie.com/avril2001/21/actualite.htm

www.liberte-algerie.com/avril2001/19/actualite.htm

et cliquez toujours sur actualites pour avoir les articles sur les marches populaires et des émeutes de Béni-Douala et Amizour). Les commentaires de l' agence AFP,au:

http://fr.news.yahoo.com/010419/1/17272.html

http://fr.news.yahoo.com/010420/5/177pk.html

Dans la trés intéressante revue RACINES-IZURAN vous pouvez lire un article sur le MCB,que vous pouvez consulter directement au:

www.multimania.com/racinesizuran/FMenu_interview.html

Quant au communiqué du CMA, le voici:

CONGRES MONDIAL AMAZIGH

AGRAW AMADLAN AMAZIG C.M.A

BP 60 " 75861 Paris cedex 18 Tel/Fax : 33.4.76.25.85.86

- email : congres.mondial.amazigh@wanadoo.fr

D é c l a r a t i o n

Voilà 21 ans depuis que le peuple amazigh d'Algérie s'est spontanément et massivement soulevé contre l'injustice, contre l'arbitraire d'un Etat qui visait tout simplement à effacer la mémoire, la langue et la culture ancestrales de ce pays. Femmes, hommes et enfants au nombre de plusieurs millions de personnes ont opposé d'une seule voix un « non » catégorique et définitif à cet Etat qui a monnayé son appartenance à une idéologie arabo-islamiste importée.

Depuis toujours mais surtout depuis le printemps amazigh de 1980, les régions amazighophones sont soumises à un régime particulier caractérisé par l'appauvrissement économique, le quadrillage policier et la répression, la politique d'arabisation à outrance, la chasse à toute initiative culturelle et/ou sociale ayant pour objet la réhabilitation du patrimoine civilisationnel amazigh, et en même temps réduction de cette culture à quelques gestes folkloriques brandis à des fins touristiques ou à l'occasion des visites des « officiels » sur le terrain. Les résultats de cette « stratégie » machiavélique ne se sont pas faits attendre :

Le chômage qui frappe les jeunes en particulier, le défaitisme des citoyens, le dépérissement des valeurs socioculturelles traditionnelles qui fondent la tolérance et le respect d'autrui, le développement des fléaux sociaux tels que la toxicomanie, la prostitution, la délinquance, les suicides et l'exil. Voilà le montant de la dîme payée par le peuple amazigh pour avoir choisit de rester libre ! Pourtant, dans le marasme généralisé que connaît l'Algérie actuellement, des hommes et des femmes parviennent à puiser dans leurs réserves de courage pour braver les obstacles, les interdits et les dangers afin de défendre tout simplement leurs droits de citoyens, de défendre leur dignité. Il en est ainsi des animateurs et animatrices des associations amazighes qui tentent " dans des conditions d'extrême précarité et souvent au péril de leur vie " de préserver grâce à leurs activités, les repères identitaires essentiels sans lesquels le peuple serait la proie facile des marchands de rêves.

Le Congrès Mondial Amazigh (CMA) leur exprime sa pleine solidarité et dénonce avec vigueur les discriminations et les intimidations pratiquées à leur encontre par les autorités. Au Maroc, après nous être volontairement forcés à l'optimisme " nous qui attendions tellement des changements qui ont eu lieu ces dernières années au sommet de l'Etat " notre déception est aujourd'hui à la mesure de nos espoirs d'hier. Les pratiques des autorités makhzéniennes sont plus que jamais discriminatoires, intolérantes et liberticides à l'encontre de tout ce qui est porteur de l'identité amazighe. C'est la loi du bâillon, du bâton, et de l'exclusion pour un nombre toujours plus important de citoyens et d'associations amazighs qui se voient interdire par la violence leurs réunions ou leurs activités culturelles, à Errachidia, à Tafraout, à Rabat, à Goulmima, à Tinghir, à Fès...etc.

Le Congrès Mondial Amazigh condamne fermement ces pratiques totalitaires et recommande au mouvement amazigh, conformément aux directives de son Conseil Fédéral, de faire face de manière plus déterminée à l'autoritarisme du Makhzen et d'inscrire ses initiatives dans le seul respect de la Déclaration Universelle des Droits Humains.

Le CMA rappelle que les pays d'Afrique du Nord ne peuvent trouver leur stabilité et se frayer un chemin vers le développement que s'ils acceptent, de façon lucide et objective, de remettre en cause le choix de leur « appartenance » à une aire géopolitique dicté par des considérations uniquement idéologiques. C'est ce choix aberrant et imposé au peuple algérien depuis plus de 40 ans qui a généré la plus grande des catastrophes vécues par ce pays, catastrophe qui guette aussi ses voisins. Nous l'avons dit et nous le répétons, la seule issue salutaire pour ces pays est de se réconcilier avec leur histoire et leur culture autochtones et d'arrimer leur destin à ceux des autres pays appartenant à des ensembles régionaux homogènes et tournés vers la modernité. De toutes les manières et qu'on le veuille ou pas, les pays de cette région sont amazighs, nord africains, méditerranéens et africains.

La commémoration du printemps amazigh, une date qui appartient désormais à tous les amazighs, est à la fois un devoir de mémoire pour les jeunes générations, un hommage aux martyrs du combat pacifique pour tamazight, pour les libertés et le respect des droits humains, un appel chaque année réitéré, pour que chacun soit le vigile des acquis, aussi faibles soient-ils et le soldat déterminé à poursuivre la lutte jusqu'au recouvrement intégral des droits des amazighs sur leur propre sol. En tout état de cause, aux côtés du mouvement amazigh, le CMA réclame la reconnaissance constitutionnelle de l'identité amazighe (histoire, langue et culture), la reconnaissance du statut de langue nationale et officielle pour tamazight, la proclamation du 20 avril comme « journée de l'amazighité » et jour de fête nationale.

Conformément à sa mission, le CMA continuera, en particulier en cette année 2001 déclarée par l'ONU « année de la lutte contre le racisme, l'intolérance, les discriminations et la xénophobie », à porter sur la scène internationale (ONU, Conseil de l'Europe, UE, UNESCO, organismes et ONG des droits de l'homme...) les atteintes aux droits fondamentaux des populations amazighes. A ce propos, nous remercions les ONG européennes et en particulier la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH), pour leur précieuse solidarité avec les légitimes revendications du peuple amazigh. Paris, le 20 avril 2001 Le Bureau du CMA.

En ce qui conserne le Maroc, aprés l'interdiction de l'activité culturelle de l' association Fazaz de Fés à propos du Manifeste Amazighe, le 14 avril dernier,il faut signaler le débat trés réussi organisé par le Parti du Progrés et du Socialisme, ce samedi 21 avril, avec la participation de Mrs. Ahmed Assid, Ahmed Arrehmouch et Ahmed Zahid, et qui a eu un grand éccho dans la presse écrite,et inclus celle du Proche Orient(Asharq Al Awsat du 24 avril et Al Qods Al arabi du 23 avril) et dans les informations des deux chaines de télévision,avec l'intervention méme du président du CMA,Mr. Rachid Raha.

A propos de ce débat,vous pouvez lire ce commentaire:

www.leconomiste.com/archives/

et vous cherchez dans le lundi 23 avril le titre de Plaidoyer du PPS pour la culture et la langue amazighs. Toujours au MAROC,Tafsut Imazighen s'est celebré à Fès. Le Mouvement Culturel Amazigh (MCA) de l' UNEM de l'université de Fès a commemoré le 21ème anniversaire du Printemps Berbère.Le MCA a organisé un débat où ils ont rappelé l'importance du declenchement du printemps amazigh dans le long et incontournable processus de la prise de conscience identitaire en Algerie et en plein Tamazgha, et aussi une marche à travers le campus universitaire a eu lieu.

Les estudiantins ont également observé une minute de silence pour les martyrs de la cause Amazigh ( Mouloud Mammeri; Kateb Yacine; Said Sifaw; Mano Dayak; Matoub Lounes; Kadi Keddour; Abdelkrim Elkhettabi; Moha Hammu Ezzayani; Assu Oubaslam). Le mouvement en a profité pour réiterer sa revendication de la constitutionnalisation et l'officialisation de tamazight ainsi que l'enlévement de l'embargo dressé contre les noms amazighs au Maroc.Et à Casablanca,si ça était autorisé la table ronde sur le manifeste amazighe,organisée par Tamaynut,section Anfa de Casa ce méme samedi 21 avril. En arabe, vous pouvez consulter les reportages du journal Assabah du jeudi 19 au mardi 24 avril, dans les archives et en PDF du:

www.assabah.press.ma

Comme on est toujours au printemps amazigh, ne vous fatiguez pas de consulter la revue Jeune Afrique de cette semaine, qui a dédié tout un dossier sur Que veulent les Bérbéres? au: www.jeuneafrique.com/data/jaf/2102/210210001.html

Nos salutations les plus solidaires et bon printemps.

(E-mail facilité par Arrehmouch Ahmed

(arrehmouch@elanonline.net.ma)

et Rachid Raha

(rachid_raha@mixmail.com).)